La flambée de violences a
touché 300 communes, de nombreuses banlieues
pauvres de la région parisienne mais aussi des villes de
province.
C'est la profondeur de la crise qui est ainsi
révélée, avec les
inégalités sociales et entre les villes qui
continuent de s'aggraver,
avec le désespoir de nombreux jeunes…
Nous avons bien sûr condamné ces violences que les
propos provocateurs
et méprisants du Ministre de l'Intérieur ne
peuvent justifier.
Ils portent préjudice aux habitants par la destruction de
leur véhicule
ou par la dégradation d'équipements publics si
utiles aux populations.
Aujourd'hui il est urgent de répondre à
la crise
sociale.
Il faut que le Gouvernement mobilise de réels
moyens pour la
réussite
scolaire, l'emploi des jeunes, la prévention, faire reculer
la
pauvreté, améliorer la vie des habitants des
quartiers populaires pour
redonner espoir.
Il faut donner aux villes de banlieue les moyens
qu'elles
réclament.
En effet, de quoi se plaignent les jeunes de ces
quartiers? Que disent
les jeunes de Grigny que j'ai rencontrés ces jours-ci ?
Ils parlent de leurs difficultés à trouver un
emploi, même pour les
diplômés. Ils parlent de discriminations du fait
des origines de leurs
parents alors qu'eux-mêmes sont français.
Nous avons besoin de faire connaître leur vécu et
je vais proposer des
rencontres entre adultes et jeunes, mais aussi avec le
Préfet pour
faire avancer des réponses aux problèmes
posés.
Si Grigny n'a pas échappé
aux
évènements qui ont secoué le pays,
nous
avons su, dans l'épreuve, partager un bel élan de
solidarité. Nous
avons organisé des réunions publiques et
rencontré des jeunes.
Des habitants de tous les quartiers, des enseignants, des responsables
d'associations, de nombreux agents communaux se sont
mobilisés avec les
élus pour assurer une présence citoyenne dans les
équipements
communaux. Je tiens à les en remercier personnellement.
Tout cela témoigne, plus que jamais, de notre
volonté d'agir tous ensemble.
Claude
Vazquez,
Maire de Grigny, Conseiller général